Relance verte

Où va l'argent ?

20/04/2021 PNG

La plupart des mesures vertes prennent la forme de subventions ou de prêts (environ 37% des 680 mesures recensées dans la base de données), de réductions d’impôts ou d’autres aides (17% du total) et de modifications de la réglementation (environ 11%).

Plus de 60% des mesures vertes ont une spécificité sectorielle (diapo. 3) et, en termes de nombre de mesures et de montant de financement, elles ciblent surtout les énergies et le transport terrestre (respectivement environ 20% et 16% du total).

On peut s’en féliciter, dans la mesure où, dans bien des pays, ces secteurs sont responsables d’une forte proportion des émissions de GES et se prêtent souvent à des déploiements rapides (projets d’électricité renouvelable, infrastructures de véhicules électriques….).

À l’inverse, en ce qui concerne des secteurs essentiels comme les transports aériens et l’industrie, les mesures mitigées et négatives sont largement majoritaires.

L’atténuation du changement climatique est la dimension environnementale la plus souvent visée par les mesures de relance qui ont fait l’objet d’un suivi (près de 90% des fonds), que le bilan soit positif, négatif ou neutre (diapo. 1). La seconde dimension la plus communément impactée est la pollution de l’air (avec environ 1/3 du financement total, et des effets positifs et négatifs répartis à parts égales).

D’autres dimensions environnementales sont moins bien loties. La biodiversité recueille moins de 10% des fonds alloués. L’eau souffre elle aussi d’un manque d’intérêt, avec environ 8% des mesures positives tant en termes de fonds que de mesures. Quant aux déchets et au recyclage, ils en sont réduits à la portion congrue.

En savoir plus : The OECD Green Recovery Database : Examining the environmental implications of COVID-19 recovery policies [en anglais]

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